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Économie · 11e SS

Leçon 13 sur 24

Étude des entreprises (suite)

Je sais classer une entreprise selon la propriété de son capital et selon sa forme juridique, et expliquer ce que chaque forme implique pour ses propriétaires.

  • 45 min
  • 5 exercices corrigés
  • 1 schéma
  • QCM de 5 questions

À la fin de la leçon, tu sauras :

  • Distinguer entreprise privée, entreprise publique et entreprise mixte
  • Distinguer entreprise individuelle, sociétés de personnes et sociétés de capitaux
  • Expliquer la notion de responsabilité limitée ou illimitée
  • Répartir un bénéfice entre associés selon leurs apports
  • Situer les coopératives et les groupements d'intérêt économique

Avant de commencer : La leçon « Étude des entreprises » (définition de l'entreprise, ses objectifs, son classement selon la taille et le secteur) ; savoir calculer un pourcentage.

1Je découvre

À Kindia, Mamadou vend des pièces détachées de motos dans une petite boutique. Il est seul patron, il décide de tout et garde tout le bénéfice. Un jour, deux amis, Sékou et Hawa, lui proposent : « Mettons notre argent ensemble et ouvrons un vrai magasin à Mamou. Tu apportes ton expérience, nous apportons l'argent. »

Mamadou hésite. Si le magasin fait faillite, ses dettes seront-elles payées avec sa maison et sa moto ? Si l'on gagne de l'argent, comment le partager entre trois personnes qui n'ont pas apporté la même somme ? Qui prendra les décisions ? Son cousin, comptable dans une banque, lui explique qu'il existe plusieurs « formes » d'entreprise et que le choix n'est pas qu'une formalité : il change les droits et les risques de chacun.

Au même moment, à la radio, on parle d'une grande société minière de Boké dont l'État guinéen est actionnaire à côté de sociétés étrangères.

Comment classe-t-on les entreprises selon leurs propriétaires et leur forme juridique, et que change ce classement pour ceux qui les possèdent ?

2Je comprends

1. Rappel : pourquoi classer les entreprises ?

Dans la leçon précédente, tu as vu qu'une entreprise est une unité économique qui combine des facteurs de production (travail, capital) pour produire des biens ou des services destinés à être vendus. Tu as appris à les classer selon leur taille (petites, moyennes, grandes) et selon leur secteur d'activité (primaire, secondaire, tertiaire).

Il existe deux autres critères très importants :

  • le critère de la propriété : à qui appartient le capital de l'entreprise ?
  • le critère juridique : quelle forme la loi donne-t-elle à l'entreprise ?

2. Le classement selon la propriété du capital

L'entreprise privée appartient à des particuliers (une personne, une famille, des associés, des actionnaires). Son objectif principal est de réaliser un profit. Exemples : la boutique de Mamadou, une boulangerie de Labé, une compagnie de transport privée.

L'entreprise publique appartient entièrement (ou presque) à l'État ou à une collectivité publique. Elle poursuit souvent une mission d'intérêt général : fournir à tous un service essentiel, même dans des zones peu rentables. En Guinée, Électricité de Guinée (EDG), chargée de la distribution de l'électricité, est une entreprise publique.

L'entreprise mixte (ou d'économie mixte) a un capital partagé entre l'État et des associés privés, guinéens ou étrangers. C'est une forme fréquente dans le secteur minier : par exemple, la Compagnie des bauxites de Guinée (CBG), à Kamsar, associe l'État guinéen et des partenaires étrangers.

CritèreEntreprise privéeEntreprise publiqueEntreprise mixte
PropriétairesParticuliersÉtat ou collectivitéÉtat et privés
Objectif principalProfitIntérêt généralProfit et intérêt général
Qui décide ?Les propriétairesLes représentants de l'ÉtatLes deux, selon leur part

3. Le classement juridique : trois grandes familles

En Guinée, comme dans les autres pays membres de l'OHADA (Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires), les règles des sociétés commerciales sont fixées par un texte commun, l'Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales. On distingue trois grandes familles.

a) L'entreprise individuelle

Elle appartient à une seule personne, l'entrepreneur individuel. Il n'y a pas de séparation entre les biens de l'entreprise et ceux du patron.

  • Avantages : création simple et peu coûteuse, patron seul maître des décisions, il garde tout le bénéfice.
  • Inconvénient majeur : la responsabilité illimitée. Si l'entreprise a des dettes, les créanciers peuvent saisir les biens personnels du patron (maison, terrain, véhicule).

La responsabilité est l'obligation de payer les dettes de l'entreprise. Elle est limitée quand chacun ne risque que ce qu'il a apporté ; elle est illimitée quand il peut perdre aussi ses biens personnels.

b) Les sociétés de personnes

Une société est un groupement de deux personnes ou plus (sauf exceptions prévues par la loi) qui mettent en commun des biens, de l'argent ou leur travail (les apports) pour partager les bénéfices. Dans les sociétés de personnes, ce qui compte d'abord, c'est la confiance entre les associés.

  • La société en nom collectif (SNC) : tous les associés sont commerçants et responsables indéfiniment et solidairement des dettes. « Solidairement » signifie qu'un créancier peut réclamer toute la dette à un seul associé, qui se retournera ensuite contre les autres.
  • La société en commandite simple (SCS) : elle réunit deux sortes d'associés. Les commandités gèrent la société et ont une responsabilité illimitée ; les commanditaires apportent de l'argent, ne gèrent pas et ne risquent que leur apport.

Les parts d'une société de personnes (appelées parts sociales) ne peuvent pas être cédées librement : il faut l'accord des autres associés.

c) Les sociétés de capitaux

Ici, ce qui compte d'abord, c'est l'argent apporté, plus que la personne des associés.

  • La société à responsabilité limitée (SARL) : forme très répandue pour les petites et moyennes entreprises. Les associés ne sont responsables des dettes qu'à hauteur de leurs apports. Le capital est divisé en parts sociales ; elle est dirigée par un ou plusieurs gérants.
  • La société anonyme (SA) : forme des grandes entreprises. Le capital est divisé en actions, que l'on peut vendre et acheter. Les propriétaires s'appellent des actionnaires ; leur responsabilité est limitée à leurs apports. La SA est dirigée par un conseil d'administration (ou un administrateur général) et l'assemblée générale des actionnaires vote les grandes décisions.
  • La société par actions simplifiée (SAS) : introduite dans le droit OHADA lors de la révision de 2014, elle ressemble à la SA mais laisse aux associés plus de liberté pour organiser la direction.
Société de personnes
  • Fondée sur la confiance entre associés
  • Exemples : SNC, SCS
  • Responsabilité illimitée (au moins pour certains)
  • Parts difficiles à céder
  • Adaptée aux petites affaires familiales
Société de capitaux
  • Fondée sur les capitaux apportés
  • Exemples : SARL, SA, SAS
  • Responsabilité limitée aux apports
  • Actions faciles à céder (SA)
  • Adaptée aux projets qui demandent beaucoup d'argent
Les deux grandes familles de sociétés commerciales.

4. Deux formes à part : la coopérative et le GIE

La coopérative est une entreprise dont les membres sont à la fois propriétaires et usagers. Elle ne cherche pas d'abord le profit mais le service rendu à ses membres. Le principe est souvent « un membre, une voix », quel que soit l'argent apporté. En Guinée, les coopératives sont nombreuses dans l'agriculture : producteurs de pomme de terre du Fouta-Djallon, femmes étuveuses de riz, maraîchers de la Basse-Guinée. Ensemble, ils achètent les engrais moins cher et vendent leur récolte à un meilleur prix.

Le groupement d'intérêt économique (GIE) réunit des entreprises qui gardent leur indépendance mais mettent en commun certains moyens (un entrepôt, un camion, un service de vente) pour faciliter leur activité.

5. Comment se partage le bénéfice ?

Dans une société, sauf clause contraire des statuts, le bénéfice distribué est partagé proportionnellement aux apports de chaque associé.

Exemple

Situation : Mamadou, Sékou et Hawa créent une SARL. Mamadou apporte 20 000 000 GNF, Sékou 30 000 000 GNF et Hawa 50 000 000 GNF. À la fin de l'année, les associés décident de distribuer 18 000 000 GNF de bénéfice.

  1. Capital total : 20 000 000 + 30 000 000 + 50 000 000 = 100 000 000 GNF.
  2. Part de chaque associé dans le capital :

Mamadou : 20 000 000 / 100 000 000 = 20 %

Sékou : 30 000 000 / 100 000 000 = 30 %

Hawa : 50 000 000 / 100 000 000 = 50 %

  1. Part du bénéfice :

Mamadou : 18 000 000 × 20 % = 3 600 000 GNF

Sékou : 18 000 000 × 30 % = 5 400 000 GNF

Hawa : 18 000 000 × 50 % = 9 000 000 GNF

  1. Contrôle : 3 600 000 + 5 400 000 + 9 000 000 = 18 000 000 GNF.

Exemple

Situation : la même SARL fait faillite avec 150 000 000 GNF de dettes. Elle ne possède plus que 40 000 000 GNF de biens.

Dans une SARL, la responsabilité est limitée : les associés perdent leurs apports (100 000 000 GNF au total), mais les créanciers ne peuvent pas saisir leurs biens personnels. Les créanciers se partagent les 40 000 000 GNF ; il leur manque 150 000 000 − 40 000 000 = 110 000 000 GNF, qu'ils ne récupéreront pas.

Si les trois amis avaient formé une SNC, chacun aurait pu être poursuivi sur ses biens personnels pour la totalité des 110 000 000 GNF restants.

Méthode

Pour identifier la forme juridique d'une entreprise dans un exercice :

  1. Je compte les propriétaires : un seul (entreprise individuelle) ou plusieurs (société) ?
  2. Je regarde qui possède le capital : particuliers, État, ou les deux (privée, publique, mixte).
  3. Je cherche le type de responsabilité : limitée aux apports ou illimitée.
  4. Je regarde la forme du capital : parts sociales ou actions.
  5. Je conclus en nommant la forme exacte et je justifie avec au moins deux indices.

6. Comment choisir une forme juridique ?

Le créateur tient compte de plusieurs éléments :

  • le montant des capitaux nécessaires : un grand projet minier exige une SA ; une petite boutique peut rester individuelle ;
  • le risque : plus l'activité est risquée, plus la responsabilité limitée est intéressante ;
  • le nombre de personnes et la confiance qui les unit ;
  • les formalités et les coûts : une SA est plus lourde à créer et à gérer qu'une entreprise individuelle.

En Guinée, les formalités de création d'entreprise sont regroupées auprès d'un guichet unique, qui permet notamment l'immatriculation au registre du commerce et du crédit mobilier (RCCM).

3Je retiens

Je retiens

Selon la propriété : entreprise privée (particuliers, but de profit), publique (État, intérêt général), mixte (État et privés).

Entreprise individuelle : un seul propriétaire, responsabilité illimitée.

Sociétés de personnes (SNC, SCS) : fondées sur la confiance, responsabilité illimitée et solidaire (sauf les commanditaires).

Sociétés de capitaux (SARL, SA, SAS) : fondées sur les capitaux, responsabilité limitée aux apports ; la SA divise son capital en actions.

Coopérative : membres propriétaires et usagers, « un membre, une voix ». GIE : entreprises indépendantes qui mettent des moyens en commun.

Le bénéfice se partage en principe proportionnellement aux apports : part = bénéfice × (apport / capital total).

4Erreurs fréquentes

  • Confondre « entreprise publique » et « entreprise ouverte au public » : une entreprise publique est une entreprise dont le capital appartient à l'État, pas un magasin où tout le monde peut entrer.
  • Croire que la SARL protège contre toute perte : les associés perdent bien leurs apports ; ce sont seulement leurs biens personnels qui sont protégés.
  • Partager le bénéfice à parts égales entre associés alors que leurs apports sont différents : il faut calculer la proportion de chaque apport dans le capital.
  • Dire que dans une SCS tous les associés ont la même responsabilité : les commandités ont une responsabilité illimitée, les commanditaires une responsabilité limitée.

5Je m’exerce

1Exercice 1

(Questions de cours)

a) Définis : entreprise mixte, responsabilité illimitée, action.

b) Cite deux sociétés de personnes et deux sociétés de capitaux.

c) Quel est le principe de vote dans une coopérative ?

Voir le corrigéCacher le corrigé

a) Une entreprise mixte est une entreprise dont le capital est partagé entre l'État et des associés privés. La responsabilité illimitée est l'obligation de payer les dettes de l'entreprise sur ses biens personnels, au-delà de son apport. Une action est une part du capital d'une société anonyme (ou d'une SAS), que l'on peut céder.

b) Sociétés de personnes : SNC, SCS. Sociétés de capitaux : SARL, SA (ou SAS).

c) « Un membre, une voix » : chaque membre a le même poids dans les votes, quel que soit son apport.

2Exercice 2

(Classer) Indique la forme juridique la plus probable et justifie.

a) Fatoumata tient seule un atelier de couture à Faranah.

b) Une société de téléphonie dont le capital est divisé en actions détenues par des centaines d'actionnaires.

c) Trois frères commerçants, tous responsables sur leurs biens personnels des dettes de leur magasin.

d) Quarante producteurs de riz de Kankan qui achètent ensemble leurs semences et votent chacun une voix.

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a) Entreprise individuelle : une seule propriétaire qui décide seule.

b) Société anonyme : capital divisé en actions, nombreux actionnaires.

c) Société en nom collectif : associés commerçants, responsabilité illimitée et solidaire.

d) Coopérative : les membres sont à la fois propriétaires et usagers, et votent selon le principe « un membre, une voix ».

3Exercice 3

(Calcul) Ibrahima, Kadiatou et Lansana créent une SARL. Ibrahima apporte 12 000 000 GNF, Kadiatou 18 000 000 GNF et Lansana 30 000 000 GNF. Le bénéfice à distribuer est de 9 000 000 GNF.

a) Calcule le capital de la société.

b) Calcule la part du bénéfice de chaque associé.

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a) Capital : 12 000 000 + 18 000 000 + 30 000 000 = 60 000 000 GNF.

b) Ibrahima : 12 000 000 / 60 000 000 = 20 %, soit 9 000 000 × 20 % = 1 800 000 GNF.

Kadiatou : 18 000 000 / 60 000 000 = 30 %, soit 9 000 000 × 30 % = 2 700 000 GNF.

Lansana : 30 000 000 / 60 000 000 = 50 %, soit 9 000 000 × 50 % = 4 500 000 GNF.

Contrôle : 1 800 000 + 2 700 000 + 4 500 000 = 9 000 000 GNF.

4Exercice 4

(Analyse) Une SNC formée par Alpha et Ousmane a 60 000 000 GNF de dettes et seulement 15 000 000 GNF de biens. Alpha possède personnellement une maison, Ousmane n'a rien.

a) Combien manque-t-il pour payer les créanciers ?

b) Les créanciers peuvent-ils réclamer la totalité de cette somme à Alpha ? Justifie avec le vocabulaire de la leçon.

c) Que se serait-il passé s'ils avaient formé une SARL ?

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a) Il manque 60 000 000 − 15 000 000 = 45 000 000 GNF.

b) Oui. Dans une SNC, les associés sont responsables indéfiniment et solidairement : un créancier peut réclamer toute la dette à un seul associé. Il peut donc demander les 45 000 000 GNF à Alpha, qui pourrait devoir vendre sa maison ; Alpha pourra ensuite se retourner contre Ousmane pour sa part.

c) Dans une SARL, la responsabilité est limitée aux apports : Alpha et Ousmane auraient perdu ce qu'ils avaient apporté, mais la maison d'Alpha n'aurait pas pu être saisie. Les créanciers auraient supporté la perte de 45 000 000 GNF.

5Exercice 5

(Rédaction guidée) Mariama veut ouvrir une petite unité de transformation de fonio à Labé avec deux amies. En une dizaine de lignes, conseille-la sur le choix de la forme juridique. Plan : présente deux formes possibles ; compare-les (capitaux, risque, formalités) ; donne ton conseil.

Voir le corrigéCacher le corrigé

Exemple de réponse :

Mariama et ses deux amies peuvent choisir entre une SNC et une SARL (elles pourraient aussi créer une coopérative si elles veulent associer d'autres transformatrices).

La SNC est simple et repose sur la confiance, mais chacune serait responsable sur ses biens personnels de toutes les dettes de l'unité. Or la transformation du fonio demande d'acheter des machines et du stock : le risque n'est pas nul.

La SARL demande un peu plus de formalités, mais elle limite la responsabilité de chaque associée à son apport. Le bénéfice sera partagé selon les apports, ce qui est juste si elles n'apportent pas la même somme.

Je lui conseille donc la SARL, qui protège ses biens personnels tout en restant adaptée à une petite entreprise.

Cherche d’abord seul, sur ton cahier, puis ouvre le corrigé pour comparer.

6Je vérifie

Choisis une réponse pour chaque question : la correction s’affiche aussitôt.

1Une entreprise dont le capital appartient à la fois à l'État et à des associés privés est :
Voir la réponse

Réponse B : une entreprise mixte. Le capital est partagé entre le secteur public et le secteur privé : c'est une entreprise mixte.

2Dans quelle forme juridique les associés ne risquent-ils que leurs apports ?
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Réponse C : la société à responsabilité limitée. Le nom le dit : dans la SARL, la responsabilité est limitée aux apports.

3Comment s'appellent les parts du capital d'une société anonyme ?
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Réponse A : des actions. Le capital d'une SA est divisé en actions, détenues par des actionnaires.

4Dans une société en commandite simple, qui a une responsabilité limitée ?
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Réponse B : les commanditaires. Les commanditaires apportent des capitaux sans gérer et ne risquent que leur apport.

5Deux associés ont apporté 10 000 000 GNF et 30 000 000 GNF. Quelle part d'un bénéfice de 8 000 000 GNF revient au premier ?
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Réponse C : 2 000 000 GNF. Son apport représente 10 / 40 = 25 % du capital ; 8 000 000 × 25 % = 2 000 000 GNF.

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