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Histoire · 11e SS

Leçon 21 sur 23

L'empire peul du Macina

Je sais expliquer comment Sékou Amadou a fondé l'empire peul du Macina en 1818, décrire son organisation originale (la Dina) et raconter sa fin en 1862.

  • 45 min
  • 5 exercices corrigés
  • 1 schéma
  • QCM de 5 questions

À la fin de la leçon, tu sauras :

  • Situer le Macina et expliquer le contexte de sa fondation
  • Présenter Sékou Amadou et la bataille de Noukouma (1818)
  • Décrire les institutions de la Dina et l'organisation de l'élevage
  • Expliquer le déclin et la chute de l'empire face à El Hadj Oumar

Avant de commencer : La leçon « Les États peuls et leur hégémonie en Afrique de l'Ouest » (jihad, théocratie, Fouta-Djallon, Sokoto).

1Je découvre

En saison sèche, Alpha, jeune éleveur du Fouta-Djallon, conduit le troupeau familial vers les bas-fonds encore humides. Son père lui rappelle les règles : ne pas entrer dans les champs non récoltés, respecter les couloirs de passage, s'entendre avec les chefs des villages traversés. Sans ces règles, les disputes entre éleveurs et cultivateurs éclatent vite, comme on le voit parfois en Haute-Guinée.

Le professeur d'histoire d'Alpha lui a appris qu'au XIXe siècle, dans le delta intérieur du Niger, au Mali actuel, un État peul a été l'un des premiers à organiser ces déplacements des troupeaux par des lois précises, avec des routes, des dates et des étapes fixées. Cet État, c'est l'empire peul du Macina, fondé par un marabout, Sékou Amadou.

Comment Sékou Amadou a-t-il fondé l'empire du Macina, comment l'a-t-il organisé, et pourquoi cet empire a-t-il disparu ?

2Je comprends

1. Le Macina au début du XIXe siècle

Le Macina est la région du delta intérieur du Niger, dans le centre du Mali actuel, autour de Mopti, de Djenné et du lac Débo. Chaque année, la crue du Niger et du Bani inonde de vastes plaines : quand l'eau se retire, elles offrent des pâturages exceptionnels et des terres à riz.

Au début du XIXe siècle, la région est habitée par des Peuls éleveurs, des Bozo pêcheurs, des Marka et des Bambara cultivateurs. Les Peuls y sont dirigés par des chefs appelés ardo, eux-mêmes vassaux du royaume bambara de Ségou, qui n'est pas musulman. Les villes comme Djenné ont une forte tradition musulmane, mais beaucoup de lettrés jugent que l'islam y est mal pratiqué.

C'est dans ce contexte que s'élève Sékou Amadou (on écrit aussi Cheikou Amadou ou Ahmadou Lobbo), né vers 1773 dans le Macina. Lettré respecté, il enseigne et prêche un retour à un islam strict. Il est influencé par le jihad d'Ousmane dan Fodio au pays haoussa, lancé en 1804, avec qui il entretient des relations.

2. La fondation : la bataille de Noukouma (1818)

La prédication de Sékou Amadou attire de nombreux disciples, surtout de jeunes Peuls. Les ardo et le roi de Ségou s'inquiètent de son influence. Après un incident, selon la tradition, où un fils d'ardo aurait été tué par un disciple de Sékou Amadou, le conflit éclate.

En 1818, à Noukouma, les partisans de Sékou Amadou, peu nombreux et mal armés, battent l'armée des ardo et de leurs alliés de Ségou. Cette victoire, jugée miraculeuse par ses partisans, fait de Sékou Amadou le maître du Macina.

Il proclame alors un État islamique, qu'il appelle la Dina (« la religion », « la loi »), et prend le titre d'Amirou al-Mouminina (commandeur des croyants). Il fonde vers 1820-1821 une nouvelle capitale : Hamdallahi, ce qui signifie « Louange à Dieu ».

Ensuite, il étend son autorité sur Djenné et, vers 1826, sur Tombouctou, où il impose son contrôle, non sans résistance des grandes familles de la ville, notamment les Kounta.

  1. 1Vers 1773 : naissance de Sékou Amadou dans le Macina
  2. 21818 : victoire de Noukouma sur les ardo et l'armée de Ségou
  3. 3Vers 1820-1821 : fondation de la capitale Hamdallahi
  4. 41845 : mort de Sékou Amadou, règne de son fils Amadou Cheikou
  5. 51853 : avènement de son petit-fils Amadou Amadou
  6. 61862 : El Hadj Oumar Tall prend Hamdallahi, fin de l'empire
Les grandes étapes de l'empire peul du Macina.

3. Les institutions de la Dina

La Dina est une théocratie très organisée, souvent considérée comme l'un des États les plus réglementés de l'Afrique de l'Ouest au XIXe siècle.

Le pouvoir central.

  • Le chef de l'État est Sékou Amadou, commandeur des croyants, chef religieux, politique et militaire.
  • Il gouverne avec un Grand Conseil de marabouts (souvent présenté comme composé de quarante membres), choisis pour leur savoir et leur piété. Ce conseil discute des lois et des affaires importantes ; Sékou Amadou doit tenir compte de son avis. Un conseil privé, plus restreint, prépare les décisions.
  • La justice est rendue par des cadis selon le droit islamique.

Les provinces. L'empire est divisé en provinces dirigées par des émirs (amirou), le plus souvent des proches ou des fidèles de Sékou Amadou, assistés de cadis. Ils lèvent l'impôt, rendent la justice et fournissent des soldats.

L'armée. Les hommes libres doivent le service militaire. L'armée est organisée en unités stationnées dans les provinces, avec une cavalerie importante.

Les finances. Un trésor public (bayt al-mal) reçoit la zakat (l'aumône légale), les impôts sur les récoltes et les troupeaux, et le butin. Il sert à entretenir l'État, mais aussi à aider les pauvres, les veuves et les orphelins, et à constituer des réserves de grains.

InstitutionRôle
Commandeur des croyants (Sékou Amadou)Chef religieux, politique et militaire
Grand Conseil de maraboutsDiscute les lois et les grandes décisions
Émirs des provincesAdministration, impôt, recrutement
CadisJustice selon le droit islamique
Trésor publicImpôts, zakat, aide aux pauvres, greniers

4. Une société réglementée

Sékou Amadou veut une société conforme à sa conception d'un islam rigoureux :

  • règles morales strictes : interdiction du tabac et des boissons alcoolisées, surveillance des mœurs, obligation de la prière ;
  • enseignement : développement des écoles coraniques dans les villages, contrôle du niveau des maîtres ;
  • protection des faibles : aide aux veuves et aux orphelins par le trésor public.

Ces règles rigoureuses sont respectées grâce à une surveillance étroite, ce qui provoque aussi des mécontentements, notamment dans les villes marchandes et chez les peuples non peuls.

5. L'organisation de l'élevage : une œuvre originale

L'œuvre la plus originale de la Dina concerne l'élevage. Pour mettre fin aux conflits entre éleveurs et cultivateurs et entre groupes d'éleveurs, l'État fixe :

  • des itinéraires de transhumance obligatoires pour les troupeaux ;
  • des dates d'entrée et de sortie des pâturages du delta, en fonction de la crue ;
  • des gîtes d'étape et des pâturages réservés à chaque groupe ;
  • le statut des bergers et des troupeaux, dont certains sont confiés à des spécialistes pendant que les familles s'installent dans des villages.

Sékou Amadou encourage en effet la sédentarisation d'une partie des Peuls dans des villages permanents, tandis que les troupeaux partent en transhumance avec des bergers. Ce système a laissé des traces durables : certaines règles sur la gestion des pâturages du delta ont continué d'influencer les pratiques locales.

Exemple

Question : « Montre que l'organisation de l'élevage est une œuvre originale de la Dina. »

Réponse rédigée : La Dina ne s'est pas contentée de prélever des impôts sur les troupeaux : elle a organisé l'élevage par des lois. Elle a fixé des itinéraires de transhumance, des dates d'entrée et de sortie des pâturages en fonction de la crue du Niger, des gîtes d'étape et la part de chaque groupe. Elle a encouragé la sédentarisation des familles peules dans des villages, les troupeaux étant confiés à des bergers. Cette réglementation a réduit les conflits entre éleveurs et cultivateurs. C'est une œuvre originale, car peu d'États de l'époque ont organisé ainsi l'espace pastoral.

6. Le déclin et la chute

Sékou Amadou meurt en 1845. Son fils Amadou Cheikou lui succède (1845-1853), puis son petit-fils Amadou Amadou (1853-1862), jeune et contesté. Plusieurs faiblesses apparaissent :

  • des querelles de succession et des divisions au sein de la famille et du Grand Conseil ;
  • des révoltes de populations soumises, qui supportent mal les règles strictes et l'impôt ;
  • les résistances à Tombouctou et chez les Touaregs ;
  • la menace de Ségou, jamais vaincue définitivement.

Surtout, un nouveau conquérant arrive : El Hadj Oumar Tall, qui a pris Ségou en 1861. Le Macina, bien que musulman, soutient Ségou contre lui ; El Hadj Oumar y voit une trahison. En 1862, il bat l'armée du Macina et entre à Hamdallahi. Amadou Amadou est tué.

Mais la domination d'El Hadj Oumar est vite contestée : un parent de Sékou Amadou, Ba Lobbo, soutenu par le chef kounta de Tombouctou Ahmad al-Bakkay, soulève le pays. El Hadj Oumar, assiégé dans Hamdallahi, s'enfuit et meurt en 1864 dans les falaises de Déguembéré, près de Bandiagara. Tu étudieras son œuvre dans la leçon suivante.

Exemple

Question : « Pourquoi deux États musulmans, le Macina et l'empire d'El Hadj Oumar, se sont-ils affrontés ? »

Réponse : Les deux États se réclamaient de l'islam, mais ils étaient rivaux. D'abord, ils appartenaient à des confréries différentes : le Macina à la Qadiriyya, El Hadj Oumar à la Tidjaniya. Ensuite, le Macina a soutenu le royaume bambara de Ségou, non musulman, contre El Hadj Oumar, ce que celui-ci a considéré comme une trahison. Enfin, les deux puissances se disputaient la domination du Niger moyen. La rivalité politique et religieuse l'a donc emporté sur l'appartenance commune à l'islam.

Méthode

Pour étudier un État théocratique :

  1. Je présente le fondateur : sa formation religieuse, son message.
  2. Je date et j'explique l'événement fondateur (ici, Noukouma en 1818).
  3. Je décris les institutions : chef, conseil, provinces, justice, finances.
  4. Je souligne l'originalité de l'État (ici, l'organisation de l'élevage).
  5. Je termine par les causes de la fin, internes et externes.

3Je retiens

Je retiens

Le Macina est la région du delta intérieur du Niger (Mali actuel), riche en pâturages et en terres à riz.

Sékou Amadou, marabout peul, bat les ardo et Ségou à Noukouma en 1818 et fonde la Dina, État théocratique.

Capitale : Hamdallahi (« Louange à Dieu »), fondée vers 1820-1821 ; contrôle de Djenné et de Tombouctou.

Institutions : commandeur des croyants, Grand Conseil de marabouts, émirs des provinces, cadis, trésor public (zakat, aide aux pauvres).

Originalité : réglementation de l'élevage (itinéraires, dates, gîtes de transhumance) et sédentarisation des Peuls.

Successeurs : Amadou Cheikou (1845-1853), Amadou Amadou (1853-1862).

Fin : conquête par El Hadj Oumar Tall en 1862 ; révolte de Ba Lobbo ; mort d'El Hadj Oumar à Déguembéré en 1864.

4Erreurs fréquentes

  • Confondre le Macina avec le Fouta-Djallon : le Macina est dans le delta intérieur du Niger (Mali actuel), le Fouta-Djallon en Moyenne-Guinée.
  • Croire que la Dina a été détruite par les Français : elle a été conquise en 1862 par El Hadj Oumar Tall, autre chef musulman.
  • Présenter Sékou Amadou comme un roi absolu : il gouvernait avec un Grand Conseil de marabouts dont il devait écouter l'avis.
  • Oublier l'originalité de l'empire : l'organisation de l'élevage est un point souvent attendu à l'examen.

5Je m’exerce

1Exercice 1

(Questions de cours)

a) Où se trouve le Macina ?

b) Contre qui Sékou Amadou combat-il à Noukouma, et en quelle année ?

c) Que signifie le mot Hamdallahi ?

d) Qu'est-ce que la Dina ?

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a) Dans le delta intérieur du Niger, au centre du Mali actuel, autour de Mopti et de Djenné.

b) Contre les ardo, chefs peuls du Macina, et leurs alliés du royaume bambara de Ségou, en 1818.

c) « Louange à Dieu ».

d) La Dina (« la religion », « la loi ») est le nom de l'État islamique fondé par Sékou Amadou au Macina.

2Exercice 2

(Associer) Associe chaque personnage à son rôle : Sékou Amadou ; Amadou Amadou ; El Hadj Oumar Tall ; Ba Lobbo ; Ousmane dan Fodio.

Rôles : conquérant de Hamdallahi en 1862 ; fondateur de la Dina ; chef de la révolte contre El Hadj Oumar ; dernier souverain du Macina ; fondateur du califat de Sokoto qui a influencé Sékou Amadou.

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Sékou Amadou : fondateur de la Dina. Amadou Amadou : dernier souverain du Macina. El Hadj Oumar Tall : conquérant de Hamdallahi en 1862. Ba Lobbo : chef de la révolte contre El Hadj Oumar. Ousmane dan Fodio : fondateur du califat de Sokoto qui a influencé Sékou Amadou.

3Exercice 3

(Calculs de durée) a) Combien d'années l'empire du Macina a-t-il duré, de Noukouma à la prise de Hamdallahi ? b) Combien d'années Sékou Amadou a-t-il gouverné après Noukouma ? c) Combien d'années séparent le jihad d'Ousmane dan Fodio (1804) de la bataille de Noukouma ?

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a) 1862 - 1818 = 44 : l'empire a duré 44 ans.

b) 1845 - 1818 = 27 : Sékou Amadou a gouverné 27 ans après Noukouma.

c) 1818 - 1804 = 14 : 14 ans séparent les deux événements.

4Exercice 4

(Analyse d'une situation) Voici, résumé en une phrase rédigée pour cet exercice, le principe de l'organisation pastorale de la Dina : « Les troupeaux n'entreront dans les pâturages du delta qu'à la date fixée par le conseil, en suivant les chemins marqués, et ils en sortiront avant que les cultivateurs ne sèment. »

a) Quel problème cette règle cherche-t-elle à résoudre ?

b) Quelles autorités fixent les dates ?

c) En quoi cette règle montre-t-elle la force de l'État du Macina ?

d) Donne un exemple actuel, en Guinée, où une telle organisation serait utile.

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a) Elle cherche à éviter les conflits entre éleveurs et cultivateurs, en empêchant les troupeaux de détruire les champs et en partageant l'usage des terres du delta dans le temps.

b) Le conseil, c'est-à-dire les autorités de la Dina (Grand Conseil et émirs des provinces).

c) Elle montre que l'État est capable de fixer des règles précises pour toute une région et de les faire respecter par des populations nombreuses et mobiles : c'est le signe d'une administration forte et bien organisée.

d) En Guinée, en Haute-Guinée ou en Moyenne-Guinée, la fixation de couloirs de passage et de dates de transhumance permettrait de réduire les conflits entre éleveurs et agriculteurs en saison sèche. Toute réponse argumentée est acceptée.

5Exercice 5

(Rédaction guidée) En une quinzaine de lignes, présente « l'empire peul du Macina, de Noukouma à la chute de Hamdallahi ». Plan conseillé : introduction ; 1. la fondation ; 2. l'organisation de la Dina ; 3. le déclin et la chute ; conclusion.

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Exemple de rédaction :

Au début du XIXe siècle, le delta intérieur du Niger est dominé par des chefs peuls vassaux du royaume bambara de Ségou. Un marabout, Sékou Amadou, y fonde un État islamique original : l'empire du Macina. Comment est-il né, organisé, puis a-t-il disparu ?

Prêchant un islam rigoureux et influencé par Ousmane dan Fodio, Sékou Amadou attire de nombreux disciples. En 1818, à Noukouma, il bat les ardo et l'armée de Ségou. Il fonde la Dina et une nouvelle capitale, Hamdallahi, puis étend son autorité sur Djenné et Tombouctou.

L'État est une théocratie très organisée : Sékou Amadou, commandeur des croyants, gouverne avec un Grand Conseil de marabouts ; des émirs dirigent les provinces, des cadis rendent la justice, un trésor public aide les pauvres. Son œuvre la plus originale est la réglementation de l'élevage : itinéraires de transhumance, dates d'accès aux pâturages, sédentarisation des Peuls.

Après la mort de Sékou Amadou en 1845, les querelles et les révoltes affaiblissent l'empire. En 1862, El Hadj Oumar Tall prend Hamdallahi. Une révolte menée par Ba Lobbo le chasse, et il meurt à Déguembéré en 1864.

L'empire du Macina a donc été un État théocratique remarquablement organisé, dont l'organisation pastorale reste un exemple.

Cherche d’abord seul, sur ton cahier, puis ouvre le corrigé pour comparer.

6Je vérifie

Choisis une réponse pour chaque question : la correction s’affiche aussitôt.

1En quelle année a lieu la bataille de Noukouma ?
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Réponse B : 1818. La victoire de Noukouma, en 1818, fonde l'empire du Macina.

2Quelle est la capitale de l'empire du Macina ?
Voir la réponse

Réponse C : Hamdallahi. Hamdallahi, « Louange à Dieu », est fondée vers 1820-1821.

3Quelle est l'œuvre la plus originale de la Dina ?
Voir la réponse

Réponse A : la réglementation de la transhumance et de l'élevage. La Dina fixe les itinéraires, les dates et les gîtes des troupeaux.

4Avec qui Sékou Amadou gouverne-t-il ?
Voir la réponse

Réponse B : avec un Grand Conseil de marabouts. Le Grand Conseil discute les lois et les grandes décisions.

5Qui met fin à l'empire du Macina en 1862 ?
Voir la réponse

Réponse C : El Hadj Oumar Tall. El Hadj Oumar bat l'armée du Macina et entre à Hamdallahi en 1862.

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