Leçon 6 sur 11
Les mouvements d'indépendance en Amérique latine et dans les Caraïbes
Je sais expliquer pourquoi et comment Haïti puis les colonies espagnoles et portugaises d'Amérique ont conquis leur indépendance entre 1791 et 1825, et quelles en ont été les limites.
- 55 min
- 5 exercices corrigés
- 2 schémas
- QCM de 5 questions
À la fin de la leçon, tu sauras :
- Décrire la société coloniale de l'Amérique latine et des Caraïbes vers 1800
- Expliquer la révolution d'Haïti, première indépendance noire
- Retracer les étapes des indépendances de l'Amérique espagnole et du Brésil
- Analyser les conséquences et les limites de ces indépendances
Avant de commencer : Les leçons sur la révolution américaine et la Révolution française.
1Je découvre
En classe de 12e à Nzérékoré, le professeur accroche une carte de l'Amérique du Sud. Kadiatou remarque un pays qui s'appelle la Bolivie. « C'est le nom d'un homme, Simon Bolívar, un des libérateurs de l'Amérique du Sud », explique le professeur.
Puis il montre une petite île des Caraïbes, partagée entre deux pays : « Ici, à l'ouest, c'est Haïti. Ses habitants descendent en grande partie d'Africains déportés par la traite, peut-être même de nos côtes de Guinée. En 1804, ils ont vaincu l'armée de Napoléon Bonaparte et fondé le premier État indépendant gouverné par d'anciens esclaves. »
Lansana est surpris : il croyait que l'indépendance était une histoire du XXe siècle. Le professeur sourit : « Bien avant l'Afrique, l'Amérique latine s'est libérée des Européens. Mais cette indépendance a-t-elle profité à tout le monde ? »
Pourquoi et comment l'Amérique latine et les Caraïbes sont-elles devenues indépendantes au début du XIXe siècle, et quelles en sont les limites ?
2Je comprends
1. L'Amérique latine vers 1800
On appelle Amérique latine la partie de l'Amérique colonisée par l'Espagne et le Portugal (langues latines), du Mexique à la Terre de Feu. Les Caraïbes (ou Antilles) sont les îles de la mer des Caraïbes, partagées entre l'Espagne, la France, l'Angleterre et les Pays-Bas.
- L'Espagne domine un immense empire divisé en vice-royautés : Nouvelle-Espagne (Mexique), Nouvelle-Grenade, Pérou, Río de la Plata.
- Le Portugal possède le Brésil.
- La France possède notamment Saint-Domingue, la colonie sucrière la plus riche des Antilles.
La société coloniale est très hiérarchisée selon l'origine et la couleur de peau :
| Groupe | Qui ? | Situation |
|---|---|---|
| Péninsulaires | Espagnols nés en Espagne | occupent les hautes fonctions (vice-rois, évêques, officiers) |
| Créoles | Blancs nés en Amérique, d'origine européenne | riches propriétaires et négociants, mais écartés des hautes fonctions |
| Métis et mulâtres | nés d'unions mixtes | artisans, petits commerçants ; méprisés |
| Amérindiens | premiers habitants | soumis au tribut et au travail forcé |
| Esclaves africains | déportés par la traite et leurs descendants | travaillent dans les plantations et les mines |
L'économie repose sur l'exclusif colonial : les colonies ne doivent commercer qu'avec la métropole.
2. Les causes des indépendances
a) Le mécontentement des créoles. Riches et instruits, les créoles supportent mal d'être exclus du pouvoir et de devoir commercer uniquement avec l'Espagne.
b) L'influence des idées et des exemples. Les Lumières, l'indépendance des États-Unis (1776-1783) et la Révolution française (1789) montrent qu'un peuple peut se libérer et se donner une constitution.
c) La révolte des esclaves de Saint-Domingue prouve que l'ordre colonial peut être renversé, mais elle effraie aussi les créoles propriétaires d'esclaves.
d) L'occasion : l'invasion de l'Espagne par Napoléon (1808). Napoléon Ier oblige le roi d'Espagne Ferdinand VII à abdiquer et installe son frère Joseph Bonaparte sur le trône. Dans les colonies, les créoles refusent d'obéir à ce roi étranger et forment des juntes (assemblées de gouvernement), comme à Caracas et à Buenos Aires en 1810. Le mouvement d'autonomie se transforme vite en lutte pour l'indépendance.
e) Le soutien extérieur. La Grande-Bretagne, qui veut commercer librement avec ces pays, favorise les indépendances. En 1823, les États-Unis proclament la doctrine Monroe : ils refusent toute nouvelle intervention européenne en Amérique.
3. Haïti, la première indépendance noire (1791-1804)
Dans la nuit du 22 au 23 août 1791, les esclaves du nord de Saint-Domingue se soulèvent. Un ancien esclave affranchi, Toussaint Louverture, devient le chef le plus important. Il se rallie à la République française après l'abolition de l'esclavage (1794), chasse les Anglais et les Espagnols et gouverne l'île ; il lui donne en 1801 une constitution qui le nomme gouverneur à vie.
En 1802, Bonaparte envoie une grande expédition commandée par le général Leclerc pour reprendre le contrôle de l'île et, comme ailleurs, rétablir l'ordre colonial. Toussaint est capturé par traîtrise et déporté en France, où il meurt en 1803. Mais la résistance reprend sous Jean-Jacques Dessalines. Les troupes françaises, décimées aussi par la fièvre jaune, sont vaincues à Vertières (novembre 1803).
Le 1er janvier 1804, Dessalines proclame l'indépendance : Saint-Domingue reprend le nom amérindien d'Haïti. C'est la première république noire et le premier pays où la révolte des esclaves aboutit à l'indépendance. Haïti reste longtemps isolée : la France ne la reconnaît qu'en 1825, en échange d'une très lourde indemnité qui pèsera sur son économie pendant des décennies.
4. Les indépendances de l'Amérique espagnole (1810-1825)
Après une première vague de soulèvements (1810-1815), l'Espagne, libérée de Napoléon, envoie des troupes et reconquiert une grande partie des colonies. La seconde vague, conduite par deux grands généraux créoles, l'emporte.
Au nord de l'Amérique du Sud : Simon Bolívar, surnommé le Libertador. Né à Caracas, il combat pendant des années, se réfugie en Jamaïque puis en Haïti, où le président Pétion l'aide en armes à condition qu'il libère les esclaves. Il franchit les Andes et remporte la victoire de Boyacá (1819), qui libère la Nouvelle-Grenade, puis celle de Carabobo (1821) au Venezuela. Il fonde la Grande-Colombie (Venezuela, Colombie, Équateur actuels).
Au sud : José de San Martín. Les Provinces-Unies du Río de la Plata (Argentine) proclament leur indépendance à Tucumán le 9 juillet 1816. San Martín franchit les Andes avec son armée (1817), libère le Chili (victoire de Chacabuco en 1817, indépendance proclamée en 1818), puis entre à Lima où il proclame l'indépendance du Pérou en 1821.
La victoire finale. Bolívar et son lieutenant Antonio José de Sucre achèvent la libération : Sucre remporte la bataille d'Ayacucho (9 décembre 1824) au Pérou, dernière grande bataille de l'Espagne en Amérique du Sud. Le Haut-Pérou devient en 1825 la Bolivie, en l'honneur de Bolívar.
Au Mexique, le prêtre Miguel Hidalgo lance le soulèvement le 16 septembre 1810 par le « cri de Dolores », avec des Indiens et des métis. Il est exécuté en 1811, puis le prêtre Morelos prend la relève. Finalement, ce sont des créoles conservateurs, menés par Agustín de Iturbide, qui obtiennent l'indépendance en 1821.
5. Le Brésil, une indépendance sans guerre (1822)
En 1808, fuyant l'armée de Napoléon, la famille royale portugaise s'installe à Rio de Janeiro, qui devient la capitale de l'empire. Quand le roi Jean VI rentre au Portugal (1821), son fils Pierre (Pedro) reste au Brésil. Le 7 septembre 1822, il proclame l'indépendance et devient l'empereur Pierre Ier. Le Brésil devient ainsi indépendant presque sans combat, sous la forme d'un empire, qui dure jusqu'en 1889.
- 11791 : révolte des esclaves de Saint-Domingue
- 21804 : indépendance d'Haïti proclamée par Dessalines
- 31808 : Napoléon envahit l'Espagne, les colonies forment des juntes (1810)
- 41816 : indépendance des Provinces-Unies du Río de la Plata à Tucumán
- 51818-1821 : indépendances du Chili, du Mexique et du Pérou
- 61822 : indépendance du Brésil
- 71824 : victoire d'Ayacucho, fin de la domination espagnole en Amérique du Sud
6. Conséquences et limites
Des réussites :
- En une quinzaine d'années, presque toute l'Amérique continentale devient indépendante. Seules quelques îles restent colonisées, comme Cuba et Porto Rico (espagnoles jusqu'en 1898).
- Les nouveaux États adoptent pour la plupart la république.
Des limites importantes :
- La fragmentation. Le rêve d'unité de Bolívar échoue : la Grande-Colombie éclate en 1830 ; l'Amérique espagnole se divise en de nombreux États rivaux.
- L'instabilité politique. Des chefs militaires, les caudillos, prennent souvent le pouvoir par la force.
- Une indépendance au profit des créoles. Les grands propriétaires blancs remplacent les Espagnols au sommet ; les Amérindiens, les métis et les Noirs restent dominés.
- L'esclavage n'est aboli que progressivement, pays par pays ; au Brésil, il ne l'est qu'en 1888.
- La dépendance économique : les nouveaux États exportent des matières premières (café, cuir, minerais) et importent des produits manufacturés, surtout britanniques.
- Révolte d'esclaves africains
- Abolition de l'esclavage dès la révolte
- Ennemi : la France de Bonaparte
- Indépendance en 1804
- Mouvement mené par les créoles
- Esclavage aboli lentement selon les pays
- Ennemi : la monarchie espagnole
- Indépendances de 1810 à 1825
Exemple
Question : « Pourquoi l'invasion de l'Espagne par Napoléon en 1808 a-t-elle favorisé les indépendances ? »
Réponse rédigée : En 1808, Napoléon renverse le roi d'Espagne Ferdinand VII et le remplace par son frère Joseph. Les créoles d'Amérique refusent d'obéir à ce roi imposé par la France. Ils forment des juntes, notamment à Caracas et à Buenos Aires en 1810, qui gouvernent à la place des autorités espagnoles. Ayant goûté à l'autonomie, les créoles transforment ce mouvement en lutte pour l'indépendance. L'invasion n'est donc pas la cause profonde, qui est le mécontentement des créoles, mais l'occasion qui déclenche le mouvement.
Exemple
Question : « En quoi la révolution haïtienne est-elle unique ? »
Réponse : La révolution haïtienne est la seule révolte d'esclaves de l'histoire moderne qui aboutit à la création d'un État indépendant. Commencée en 1791, conduite par Toussaint Louverture puis par Jean-Jacques Dessalines, elle bat l'armée envoyée par Bonaparte (Vertières, 1803) et proclame l'indépendance d'Haïti le 1er janvier 1804. Elle abolit l'esclavage et fonde la première république noire, bien avant les indépendances africaines du XXe siècle.
Méthode
Pour comparer deux processus historiques :
- Je présente les deux cas (lieu, dates, acteurs).
- Je choisis des critères de comparaison : acteurs, causes, déroulement, résultats.
- Pour chaque critère, je dis ce qui est commun puis ce qui diffère.
- J'illustre chaque point par un fait précis et daté.
- Je conclus en expliquant les raisons des différences.
3Je retiens
Je retiens
Causes : frustration des créoles, idées des Lumières, exemples américain et français, invasion de l'Espagne par Napoléon (1808), soutien britannique.
Haïti : révolte des esclaves (août 1791), Toussaint Louverture, Dessalines, victoire de Vertières (1803), indépendance le 1er janvier 1804 ; première république noire.
Bolívar, le Libertador : Boyacá (1819), Carabobo (1821), Grande-Colombie ; Sucre à Ayacucho (1824) ; Bolivie (1825).
San Martín : Argentine (Tucumán, 9 juillet 1816), Chili (1818), Pérou (1821).
Mexique : cri de Dolores d'Hidalgo (16 septembre 1810), indépendance en 1821.
Brésil : indépendance le 7 septembre 1822 par Pierre Ier, empire jusqu'en 1889 ; esclavage aboli en 1888.
Limites : fragmentation, caudillos, domination des créoles, dépendance économique.
4Erreurs fréquentes
- Confondre Haïti et l'Amérique espagnole : à Haïti, ce sont les esclaves qui se libèrent ; ailleurs, ce sont surtout les créoles blancs qui mènent la lutte.
- Croire que l'indépendance a libéré tous les habitants : les Amérindiens, les métis et les esclaves restent dominés, et l'esclavage persiste longtemps (Brésil, 1888).
- Attribuer toutes les indépendances à Bolívar : San Martín libère le sud (Argentine, Chili) et Iturbide le Mexique.
- Présenter le Brésil comme une république dès 1822 : il devient un empire, et la république n'est proclamée qu'en 1889.
5Je m’exerce
1Exercice 1
(Questions de cours)
a) Qui sont les créoles et pourquoi sont-ils mécontents ?
b) Qu'est-ce qu'une junte ?
c) Qui est Toussaint Louverture ?
d) Qu'est-ce que la doctrine Monroe ?
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a) Les créoles sont des Blancs d'origine européenne nés en Amérique. Riches et instruits, ils sont mécontents d'être écartés des hautes fonctions, réservées aux Espagnols nés en Espagne, et de devoir commercer uniquement avec la métropole.
b) C'est une assemblée de gouvernement formée localement ; en 1810, les créoles forment des juntes, par exemple à Caracas et à Buenos Aires, pour gouverner à la place des autorités espagnoles.
c) C'est un ancien esclave affranchi devenu le principal chef de la révolution de Saint-Domingue à partir de 1791 ; il gouverne l'île, lui donne une constitution en 1801, puis est capturé par l'armée de Bonaparte et meurt en captivité en France en 1803.
d) Déclaration du président des États-Unis James Monroe en 1823 : les États-Unis refusent toute nouvelle intervention européenne sur le continent américain.
2Exercice 2
(Associer) Associe chaque personnage à son rôle : Simon Bolívar ; José de San Martín ; Miguel Hidalgo ; Jean-Jacques Dessalines ; Pierre Ier ; Antonio José de Sucre.
Rôles : proclame l'indépendance d'Haïti ; vainqueur d'Ayacucho ; lance le cri de Dolores ; libère l'Argentine, le Chili et le Pérou ; proclame l'indépendance du Brésil ; fondateur de la Grande-Colombie.
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Simon Bolívar : fondateur de la Grande-Colombie. José de San Martín : libère l'Argentine, le Chili et le Pérou. Miguel Hidalgo : lance le cri de Dolores. Jean-Jacques Dessalines : proclame l'indépendance d'Haïti. Pierre Ier : proclame l'indépendance du Brésil. Antonio José de Sucre : vainqueur d'Ayacucho.
3Exercice 3
(Chronologie) Classe dans l'ordre et date : indépendance du Brésil ; bataille d'Ayacucho ; révolte des esclaves de Saint-Domingue ; indépendance d'Haïti ; invasion de l'Espagne par Napoléon ; congrès de Tucumán.
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Révolte des esclaves de Saint-Domingue (1791) ; indépendance d'Haïti (1er janvier 1804) ; invasion de l'Espagne par Napoléon (1808) ; congrès de Tucumán (9 juillet 1816) ; indépendance du Brésil (7 septembre 1822) ; bataille d'Ayacucho (9 décembre 1824).
4Exercice 4
(Analyse d'un document) Texte écrit pour la leçon : « Nous, les Américains nés sur cette terre, sommes riches, instruits, propriétaires ; pourtant, aucun de nous ne peut être vice-roi ou évêque. Nous ne pouvons vendre notre cacao qu'aux marchands d'Espagne, au prix qu'ils fixent. Depuis que le roi a été chassé par un étranger, pourquoi obéirions-nous à Madrid ? »
a) Qui parle ? Justifie.
b) Relève deux reproches adressés à l'Espagne.
c) À quel événement fait allusion la dernière phrase ? Date-le.
d) Ce texte parle-t-il des esclaves et des Amérindiens ? Qu'en conclus-tu ?
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a) Ce sont des créoles : ils se disent « nés sur cette terre », riches, instruits et propriétaires, mais exclus des hautes fonctions.
b) Ils ne peuvent pas devenir vice-rois ou évêques ; ils sont obligés de vendre leurs produits aux seuls marchands d'Espagne (exclusif colonial).
c) À l'invasion de l'Espagne par Napoléon en 1808, qui chasse le roi Ferdinand VII et le remplace par Joseph Bonaparte.
d) Non. Le texte ne parle que des intérêts des créoles. On peut en conclure que leur indépendance vise d'abord à prendre la place des Espagnols, sans changer la condition des esclaves et des Amérindiens.
5Exercice 5
(Rédaction guidée) En une quinzaine de lignes, présente les causes, les étapes et les limites des indépendances d'Amérique latine et des Caraïbes. Plan : introduction ; 1. les causes ; 2. Haïti ; 3. l'Amérique espagnole et le Brésil ; 4. les limites ; conclusion.
Voir le corrigéCacher le corrigé
Exemple de rédaction :
Entre 1791 et 1825, presque toute l'Amérique latine et une partie des Caraïbes se libèrent de la domination européenne.
Ces indépendances ont plusieurs causes : le mécontentement des créoles, exclus du pouvoir et soumis à l'exclusif colonial ; l'influence des Lumières et des révolutions américaine et française ; enfin l'invasion de l'Espagne par Napoléon en 1808, qui pousse les colonies à former des juntes en 1810.
À Saint-Domingue, les esclaves se révoltent en 1791 ; conduits par Toussaint Louverture puis Dessalines, ils battent l'armée de Bonaparte et proclament l'indépendance d'Haïti le 1er janvier 1804.
Dans l'Amérique espagnole, Bolívar libère le nord (Boyacá, 1819 ; Carabobo, 1821), San Martín le sud (Argentine, 1816 ; Chili, 1818 ; Pérou, 1821), et Sucre remporte la victoire décisive d'Ayacucho en 1824. Le Mexique devient indépendant en 1821, et le Brésil en 1822, sans guerre, sous la forme d'un empire.
Ces indépendances ont pourtant des limites : fragmentation, caudillos, domination des créoles sur les Amérindiens et les Noirs, esclavage maintenu longtemps, comme au Brésil jusqu'en 1888.
Ainsi, l'Amérique latine s'est libérée politiquement, mais sans transformation sociale profonde.
Cherche d’abord seul, sur ton cahier, puis ouvre le corrigé pour comparer.
6Je vérifie
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