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Histoire · 12e SS

Leçon 11 sur 11

Les résistances à la pénétration et à l'occupation coloniales en Afrique

Je sais présenter les principales résistances africaines à la conquête coloniale, en particulier celles de Samori Touré et des chefs du Fouta-Djallon en Guinée, expliquer leurs méthodes, les causes de leur échec et leur portée.

  • 1 h
  • 6 exercices corrigés
  • 2 schémas
  • QCM de 5 questions

À la fin de la leçon, tu sauras :

  • Distinguer les formes de résistance à la pénétration et à l'occupation coloniales
  • Raconter la résistance de Samori Touré et celles du Fouta-Djallon
  • Présenter d'autres grandes résistances africaines, dont la victoire d'Adoua
  • Expliquer les causes de l'échec des résistances et leur héritage

Avant de commencer : Les leçons « L'impérialisme et les résistances… » et « La conférence de Berlin (1884-1885) ».

1Je découvre

Chaque année, à Kankan, un vieux conteur réunit les enfants du quartier pour raconter l'histoire de Samori Touré. Il parle d'un jeune colporteur devenu almamy, d'une armée disciplinée, de forgerons qui fabriquaient des fusils, et d'une guerre de près de vingt ans contre les colonnes françaises. Lansana, élève de 12e, écoute attentivement : il sait que ce récit correspond à des faits historiques.

Dans le Fouta-Djallon, sa cousine Hawa a appris une autre histoire : celle d'Alpha Yaya Diallo, roi de Labé, qui refusa de se soumettre et mourut en exil loin de sa terre. À Boké, on parle aussi de Dinah Salifou, roi des Nalous.

Les deux cousins se posent les mêmes questions : pourquoi ces résistants ont-ils fini par être vaincus malgré leur courage ? Et pourquoi sont-ils aujourd'hui des héros ?

Comment les Africains, et en particulier les Guinéens, ont-ils résisté à la pénétration et à l'occupation coloniales, et pourquoi ces résistances ont-elles échoué ?

2Je comprends

1. Résister : de quoi parle-t-on ?

On distingue deux moments :

  • la résistance à la pénétration : lutte contre l'arrivée et la conquête (fin du XIXe siècle) ;
  • la résistance à l'occupation : révoltes contre l'administration coloniale une fois installée (impôt, travail forcé, recrutement militaire), jusqu'au début du XXe siècle.

Les formes sont variées : armée, diplomatique (traités, alliances, négociations), passive (fuite, refus de l'impôt, désobéissance), religieuse et culturelle.

2. Samori Touré, le grand résistant de l'Afrique de l'Ouest

L'homme et son empire. Samori Touré naît vers 1830 en Haute-Guinée. Ancien colporteur (dioula), il devient chef de guerre, puis construit un vaste État, souvent appelé empire du Wassoulou, dont la capitale est Bissandougou. Il prend le titre religieux d'almamy. Son empire s'étend sur une grande partie de la Haute-Guinée et du sud du Mali actuel.

Une organisation efficace.

  • Une armée permanente et disciplinée, divisée en unités (les sofas), avec une cavalerie.
  • Des forgerons qui fabriquent et réparent des fusils, en imitant les modèles européens.
  • L'achat d'armes modernes, notamment à Freetown (Sierra Leone), grâce au commerce de l'or, de l'ivoire et des chevaux.
  • Une administration en provinces, et l'islam comme ciment de l'État.

Guerre et diplomatie (1882-1898).

  1. 11882 : premiers affrontements avec les Français près du Niger
  2. 21886-1887 : traités de Kéniéba-Koura et de Bissandougou, trêve avec la France
  3. 31887-1888 : siège manqué de Sikasso contre le roi du Kénédougou
  4. 41891 : les Français prennent Kankan et Bissandougou
  5. 51892-1898 : Samori se replie vers l'est et crée un second empire
  6. 629 septembre 1898 : capture de Samori à Guélémou
  7. 71900 : mort de Samori en exil au Gabon
La résistance de Samori Touré face aux Français.

Samori alterne la guerre et la diplomatie. Il signe des traités avec la France (1886, 1887) pour gagner du temps, tente de s'appuyer sur les Britanniques de Sierra Leone, et reprend la lutte quand la France avance. À partir de 1891, face aux colonnes françaises, il pratique la tactique de la terre brûlée : il détruit les récoltes et les villages derrière lui et déplace son empire vers l'est, dans le nord de l'actuelle Côte d'Ivoire et du Ghana.

Encerclé, affaibli par la famine, il est capturé le 29 septembre 1898 à Guélémou par une colonne française. Il est déporté au Gabon, où il meurt en 1900.

3. Les résistances du Fouta-Djallon et de la côte guinéenne

Le Fouta-Djallon est un État peul musulman organisé en provinces (diwés), dirigé par un almamy siégeant à Timbo. La France y avance d'abord par des traités, puis par la force, en profitant des rivalités entre familles dirigeantes.

  • L'almamy Bocar Biro refuse le protectorat français. Il est vaincu à la bataille de Porédaka en 1896 et tué. Le Fouta-Djallon passe sous le contrôle français.
  • Alpha Yaya Diallo, roi de Labé, s'appuie d'abord sur les Français contre ses rivaux, mais refuse ensuite de laisser réduire son autorité. Jugé dangereux, il est arrêté en 1905 et déporté au Dahomey. Revenu en Guinée en 1910, il est de nouveau arrêté et déporté à Port-Étienne (Mauritanie), où il meurt en 1912.
  • D'autres formes de refus existent : des chefs religieux s'opposent à l'administration coloniale, comme le Ouali de Goumba (Tierno Aliou), arrêté vers 1911.

Sur la côte, Dinah Salifou, roi des Nalous dans la région de Boké, entre en conflit avec l'administration française ; il est déposé et exilé à Saint-Louis du Sénégal, où il meurt.

4. D'autres grandes résistances africaines

Résistant ou peupleRégionFaits marquants
El Hadj Omar Tall, puis son fils Ahmadouempire toucouleur (Sénégal, Mali)El Hadj Omar assiège le fort français de Médine (1857) ; Ahmadou perd Ségou en 1890
Lat DiorCayor (Sénégal)s'oppose au chemin de fer Dakar-Saint-Louis ; tué à Dékheulé en 1886
Béhanzinroyaume du Dahomey (Bénin)combat les Français de 1890 à 1894, puis se rend ; exilé
Rabahrégion du lac Tchadtué à Kousseri en 1900
Ménélik IIÉthiopieécrase l'armée italienne à Adoua le 1er mars 1896 ; l'Éthiopie reste indépendante
ZoulousAfrique australevictoire d'Isandhlwana contre les Britanniques (1879), puis défaite
Herero et Nama ; Maji-Majicolonies allemandes (Namibie, Tanzanie)révoltes contre l'occupation (1904-1907), réprimées de façon terrible

La victoire d'Adoua est exceptionnelle : l'Éthiopie de Ménélik II, bien armée (elle avait acheté des fusils modernes), unie et bien commandée, bat une armée européenne. Elle devient un symbole de fierté pour toute l'Afrique.

5. Pourquoi la plupart des résistances ont-elles échoué ?

Forces des Européens
  • Armes à tir rapide, mitrailleuses, canons
  • Tirailleurs africains recrutés sur place
  • Moyens financiers, vapeur, télégraphe
  • Stratégie coordonnée entre colonnes
Faiblesses des résistants
  • Armes moins nombreuses et moins modernes
  • Divisions et rivalités entre États africains
  • Isolement, difficulté à acheter des armes
  • Populations épuisées par la guerre et la famine
Les causes de l'échec de la plupart des résistances.
  • La supériorité technique : fusils à répétition, mitrailleuses, artillerie.
  • Les divisions africaines : les États se combattent entre eux (Samori contre le Kénédougou de Sikasso, rivalités au Fouta-Djallon). Les Européens les exploitent et signent des alliances séparées.
  • Les tirailleurs africains, recrutés par les colonisateurs, forment l'essentiel des troupes de conquête.
  • L'épuisement des populations, victimes de la guerre, des pillages et des famines.
  • Le blocus des armes : après la conférence de Bruxelles (1890), les puissances limitent la vente d'armes modernes aux Africains.

6. La portée des résistances

Même vaincues, les résistances ont eu une grande importance :

  • elles ont retardé la conquête de plusieurs années, parfois de plusieurs décennies ;
  • elles ont montré le refus des Africains de perdre leur liberté et leur souveraineté ;
  • elles ont obligé les colonisateurs à des compromis (maintien de chefs locaux, prudence dans certaines régions) ;
  • elles sont devenues une mémoire et un modèle pour les nationalistes du XXe siècle. En Guinée, Samori Touré et Alpha Yaya Diallo sont honorés comme des héros nationaux : des lieux publics et des établissements portent leur nom.

Exemple

Question : « Montre que Samori Touré a utilisé à la fois la guerre et la diplomatie. »

Réponse rédigée : Samori Touré a su combiner la guerre et la diplomatie face à la France. Sur le plan militaire, il dispose d'une armée permanente et disciplinée, de forgerons qui fabriquent des fusils et d'armes achetées à Freetown ; à partir de 1891, il pratique la tactique de la terre brûlée et déplace son empire vers l'est. Sur le plan diplomatique, il signe avec la France les traités de Kéniéba-Koura (1886) et de Bissandougou (1887) pour gagner du temps, et cherche l'appui des Britanniques de Sierra Leone. Cette double stratégie lui permet de résister de 1882 à sa capture, le 29 septembre 1898.

Exemple

Question : « Pourquoi l'Éthiopie a-t-elle pu résister victorieusement, alors que Samori a été vaincu ? »

Réponse : L'Éthiopie de Ménélik II réunit plusieurs atouts : un État ancien et relativement uni, une armée très nombreuse, des armes modernes achetées en quantité et un terrain montagneux favorable. Elle bat l'Italie à Adoua le 1er mars 1896. Samori, lui, doit affronter la France, puissance plus forte que l'Italie, sans pouvoir acheter assez d'armes modernes, alors que ses voisins africains sont ses rivaux et que ses populations sont épuisées par des années de guerre. Il est capturé en 1898.

Méthode

Pour présenter un résistant africain dans une rédaction :

  1. Je le présente : nom, région, époque, titre (almamy, roi, damel).
  2. Je décris ses moyens : armée, armes, organisation, alliances.
  3. Je raconte les grandes étapes de sa lutte avec des dates.
  4. J'explique la fin de la résistance (capture, mort, exil) et ses causes.
  5. Je conclus sur la portée de son combat et la mémoire qu'il a laissée.

3Je retiens

Je retiens

Formes de résistance : armée, diplomatique, passive (fuite, refus de l'impôt), religieuse et culturelle ; contre la pénétration puis contre l'occupation.

Samori Touré : almamy de l'empire du Wassoulou (capitale Bissandougou), armée disciplinée, forgerons, armes de Freetown ; traités de 1886-1887 ; terre brûlée ; capturé à Guélémou le 29 septembre 1898 ; mort en exil au Gabon en 1900.

Fouta-Djallon : l'almamy Bocar Biro vaincu à Porédaka (1896) ; Alpha Yaya Diallo, roi de Labé, déporté, mort en exil à Port-Étienne (1912).

Côte guinéenne : Dinah Salifou, roi des Nalous, exilé à Saint-Louis.

Ailleurs : El Hadj Omar et Ahmadou, Lat Dior (1886), Béhanzin (1890-1894), Rabah (1900) ; victoire de Ménélik II à Adoua (1er mars 1896).

Causes de l'échec : supériorité des armes, divisions africaines, tirailleurs, épuisement, blocus des armes.

Portée : conquête retardée, souveraineté défendue, mémoire des héros nationaux, modèle pour les nationalistes.

4Erreurs fréquentes

  • Réduire la résistance à la guerre : la diplomatie, la fuite, le refus de l'impôt ou la résistance religieuse sont aussi des formes de résistance.
  • Confondre les dates : Samori est capturé en 1898 et meurt en 1900 ; Adoua date du 1er mars 1896.
  • Oublier le rôle des divisions africaines et des tirailleurs : la conquête a souvent été menée avec des soldats africains.
  • Présenter Alpha Yaya Diallo comme un opposant constant : il a d'abord coopéré avec les Français avant de s'opposer à la réduction de son pouvoir.

5Je m’exerce

1Exercice 1

(Questions de cours)

a) Distingue résistance à la pénétration et résistance à l'occupation.

b) Quelle était la capitale de l'empire de Samori ?

c) Qu'est-ce que la tactique de la terre brûlée ?

d) Pourquoi la bataille d'Adoua est-elle exceptionnelle ?

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a) La résistance à la pénétration est la lutte contre l'arrivée et la conquête des Européens (fin du XIXe siècle). La résistance à l'occupation regroupe les révoltes et les refus contre l'administration coloniale installée (impôt, travail forcé, recrutement).

b) Bissandougou.

c) C'est une tactique qui consiste à détruire les récoltes, les greniers et les villages avant l'arrivée de l'ennemi, pour qu'il ne trouve ni nourriture ni ressources ; Samori l'utilise à partir de 1891.

d) Parce que l'Éthiopie de Ménélik II bat une armée européenne (l'Italie) le 1er mars 1896 et conserve son indépendance, alors que presque toute l'Afrique est colonisée ; elle devient un symbole de fierté africaine.

2Exercice 2

(Associer) Associe chaque résistant à sa région et à un fait : Samori Touré ; Alpha Yaya Diallo ; Lat Dior ; Béhanzin ; Ménélik II ; Bocar Biro.

Faits : tué à Dékheulé (1886) ; vainqueur à Adoua (1896) ; capturé à Guélémou (1898) ; mort en exil à Port-Étienne (1912) ; vaincu à Porédaka (1896) ; roi du Dahomey qui combat de 1890 à 1894.

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Samori Touré : Haute-Guinée, capturé à Guélémou (1898). Alpha Yaya Diallo : Labé (Fouta-Djallon), mort en exil à Port-Étienne (1912). Lat Dior : Cayor (Sénégal), tué à Dékheulé (1886). Béhanzin : Dahomey, combat de 1890 à 1894. Ménélik II : Éthiopie, vainqueur à Adoua (1896). Bocar Biro : Fouta-Djallon, vaincu à Porédaka (1896).

3Exercice 3

(Chronologie) Classe dans l'ordre et date : capture de Samori ; bataille d'Adoua ; mort de Lat Dior ; bataille de Porédaka ; traité de Bissandougou ; mort d'Alpha Yaya ; prise de Kankan par les Français.

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Mort de Lat Dior (1886) ; traité de Bissandougou (1887) ; prise de Kankan (1891) ; bataille d'Adoua (1er mars 1896) ; bataille de Porédaka (novembre 1896) ; capture de Samori (29 septembre 1898) ; mort d'Alpha Yaya (1912).

4Exercice 4

(Analyse d'un document) Texte écrit pour la leçon, d'après les récits de tradition orale : « L'almamy ordonna de brûler les greniers et d'emmener les familles vers l'est. "Qu'ils ne trouvent ni mil ni hommes", disait-il. Les forgerons suivaient l'armée pour réparer les fusils. Mais la faim gagnait les villages, et les colonnes des Blancs, où marchaient beaucoup de tirailleurs, avançaient toujours. »

a) De quel résistant guinéen s'agit-il ? Justifie.

b) Relève deux méthodes de résistance.

c) Relève deux raisons de l'échec final.

d) En quoi ce texte, issu de la tradition orale, est-il une source utile ? Quelle précaution faut-il prendre ?

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a) Il s'agit de Samori Touré : le texte parle de l'almamy, de la terre brûlée, du déplacement vers l'est et des forgerons qui réparent les fusils, éléments caractéristiques de sa résistance.

b) La tactique de la terre brûlée (brûler les greniers) ; le déplacement des populations vers l'est ; l'entretien des armes par les forgerons.

c) La famine qui frappe les villages ; la force des colonnes françaises, composées de nombreux tirailleurs africains.

d) La tradition orale conserve la mémoire des populations, qui n'apparaît pas dans les archives coloniales ; elle donne le point de vue des Africains. Mais il faut la confronter à d'autres sources (archives, témoignages écrits), car les récits peuvent être embellis ou modifiés au fil des générations.

5Exercice 5

(Rédaction guidée) En une quinzaine de lignes, présente les résistances à la pénétration coloniale en Guinée, puis explique pourquoi elles ont échoué. Plan : introduction ; 1. Samori Touré ; 2. les résistances du Fouta-Djallon et de la côte ; 3. les causes de l'échec et la portée ; conclusion.

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Exemple de rédaction :

À la fin du XIXe siècle, la conquête française de la Guinée se heurte à de nombreuses résistances.

La plus célèbre est celle de Samori Touré. Almamy de l'empire du Wassoulou, dont la capitale est Bissandougou, il dispose d'une armée disciplinée, de forgerons et d'armes achetées à Freetown. De 1882 à 1898, il alterne guerre et diplomatie, signant des traités en 1886 et 1887, puis pratique la terre brûlée et déplace son empire vers l'est après la prise de Kankan (1891). Il est capturé à Guélémou le 29 septembre 1898 et meurt en exil au Gabon en 1900.

Au Fouta-Djallon, l'almamy Bocar Biro est vaincu et tué à Porédaka en 1896. Alpha Yaya Diallo, roi de Labé, refuse la réduction de son pouvoir ; il est déporté et meurt en exil à Port-Étienne en 1912. Sur la côte, Dinah Salifou, roi des Nalous, est exilé à Saint-Louis.

Ces résistances échouent à cause de la supériorité des armes françaises, des divisions entre Africains, du rôle des tirailleurs et de l'épuisement des populations. Mais elles ont retardé la conquête et restent un symbole de dignité.

Ainsi, les résistants guinéens sont aujourd'hui honorés comme des héros de la liberté.

6Exercice 6

(Réflexion) En cinq ou six lignes, explique pourquoi on peut considérer Samori Touré comme un héros national, tout en sachant que sa guerre a aussi causé de grandes souffrances aux populations.

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Samori Touré peut être considéré comme un héros national parce qu'il a défendu pendant seize ans (1882-1898) l'indépendance d'un vaste État africain contre la conquête française, avec intelligence, courage et sens de l'organisation. Il est devenu un symbole du refus de la domination coloniale. Mais l'historien doit aussi rappeler que ses guerres, notamment la tactique de la terre brûlée et les conquêtes de territoires voisins, ont provoqué famines, destructions et souffrances pour les populations. Reconnaître ces deux aspects permet un jugement juste et nuancé.

Cherche d’abord seul, sur ton cahier, puis ouvre le corrigé pour comparer.

6Je vérifie

Choisis une réponse pour chaque question : la correction s’affiche aussitôt.

1Quel titre porte Samori Touré à la tête de son empire ?
Voir la réponse

Réponse B : almamy. Samori prend le titre religieux d'almamy, qui signifie chef des croyants.

2Où et quand Samori Touré est-il capturé ?
Voir la réponse

Réponse B : à Guélémou le 29 septembre 1898. Encerclé et affaibli, il est capturé par une colonne française puis exilé au Gabon.

3Quel roi de Labé meurt en exil à Port-Étienne en 1912 ?
Voir la réponse

Réponse A : Alpha Yaya Diallo. Alpha Yaya Diallo, jugé dangereux par l'administration coloniale, est déporté en Mauritanie.

4Quelle bataille permet à l'Éthiopie de rester indépendante ?
Voir la réponse

Réponse C : Adoua. Le 1er mars 1896, Ménélik II écrase l'armée italienne à Adoua.

5Quelle est l'une des principales causes de l'échec des résistances africaines ?
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Réponse B : la supériorité des armes européennes et les divisions entre États africains. Les Européens disposaient d'armes à tir rapide et exploitaient les rivalités entre États africains.

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